notre propre reflet.
En premier lieu, dans le regard de nos parents.
Puis dans le regard de nos amis.
Puis nous nous mettons en quête d'un unique miroir
de référence. Cela signifie se mettre en quête de
l'amour mais, en fait, il s'agit plutôt de
sa propre identité.
Un coup de foudre s'avère souvent la trouvaille
d'un "bon miroir", nous renvoyant un reflet satisfaisant
de nous même. On cherche alors à s'aimer
dans le regard de l'autre. Instant magique où deux
miroirs parallèles se renvoient mutuellement des
images agréables. D'ailleurs, il suffit de placer deux
miroirs face à face pour s'appercevoir qu'ils reflètent
l'image des centaines de fois en une perspective
infinie. Ainsi la trouvaille du "bon miroir" nous
rend multiple et nous ouvre des horizons sans fin.
Quel sentiment de puissance et d'éternité.
Mais les deux miroirs ne sont pas fixes, ils bougent.
Les deux amoureux grandissent, mûrissent, évoluent.
Ils étaient bien face à face l'un de l'autre au début, mais
même s'ils suivent un temps des cheminements
parallèles, ils n'avencent pas forcément à la même
vitesse et dans la même direction, ils ne recherchent
pas non plus constamment le même reflet d'eux-mêmes.
Alors survient ce déchirement, l'instant où
l'autre miroir n'est plus en face. C'est non seulement
la fin de l'histoire d'amour mais aussi la perte
de son propre reflet.
regard de l'autre. On ne sait plus qui on est.[/i